Aras, la rivière iranienne qui s’élève bien haut parmi les montagnes, raconte l’histoire d’un peuple nomade qui s’est installé sur ses rives. Plein d’amour, mais non sans jalousie, il observe comment la fille Saray devient une jeune femme, et comme un amour d’enfance devient une relation adulte avec Aydin.
Parmi ceux qui vivent sur la rivière figure le vieux tisseur de tapis qui tisse des histoires. Et Doeman, qui est différent des autres, avec des yeux qui semblent éteints mais qui voient ce que les autres ne perçoivent pas. Et Ashik, qui chante tout ce qui se rapporte à la vie de ce peuple : les animaux, les montagnes et enfin, Aras, la rivière. Un marchand ne leur rend visite que rarement, en leur proposant des bonbons, peignes, crèmes pour les mains et autres babioles bon marché, en échange des merveilleux tapis. Lors d’un tel passage, il emmène une femme d’une terre bien lointaine. Elle aussi vit au bord d’une rivière.
Dans un style merveilleusement poétique que les lecteurs reconnaîtront de son premier roman De hemel is altijd paars, Sholeh Rezazadeh raconte l’extraordinaire histoire de Saray et la rivière Aras.